Baignés dans un univers bilingue malgré eux, les pligaa se sont trouvés dès leurs premières heures confrontés à une dualité linguistique.
Retards dans l’apprentissage du français, perturbations psychologiques en tout genre… nombreux sont ceux qui pensent que tout ceci est bien trop compliqué. Contre vents et marées, je tiens bon et persiste dans mes efforts pour transmettre, non seulement ma langue mais toute une culture, une façon de penser – l’univers richissime d’un peuple unique qui est le mien.
Quelques "faux amis" viennent semer la rigolade chez nous, par exemple kana (poulet) et canard, qui se prononcent d’une manière trop similaire pour permettre une distinction entre les volatiles…
Nous avons également évité les expressions de bébé qui souvent existent dans les deux langues mais avec des significations différentes. "Pipi" signifie bobo pour les petits Finlandais, alors "popo" veut dire chaussures. De quoi perdre son latin !
* * *
Pligaat ovat tahtomattaan olleet pienestä pitäen kaksikielisessä miljöössä, jossa jokaiselle käsitteelle on kaksi ilmaisutapaa. Vähintäänkin.
Hankaluuksia tuottavat "faux amis" eli ns. pettävät ystävät, kuten esimerkiksi kana ja canard (ankka) jotka ääntyvät melkein samalla ja ovatkin läheisiä otuksia.
Vauvakielessä on sitäkin enemmän sudenkuoppia, ja usein sama sana tarkoittaa aivan eri asiaa : pipi (kipeä) sanotaan "bobo", kun taas Ranskan "pipi" tarkoittaa pisua, ja "popo" kakkaa… eli näitä meillä vältetään visusti !
Répondre à Maurelita Annuler la réponse.